Implant dentaire : pourquoi y avoir recours ?

Malgré l’amélioration des soins dentaires, 66% des Français de plus de 15 ans perdent leurs dents, selon le baromètre européen sur la santé dentaire. Un chiffre qui témoigne de l’influence grandissante des maladies dentaires dans l’Hexagone. Il y a encore quelques années, les seules voies de traitement préconisées pour combler les dents manquantes étaient le pont dentaire et la prothèse amovible. Mais entre les contraintes associées à la mise en place d’un pont, et les effets secondaires nocifs de la prothèse, les chirurgiens-dentistes et orthodontistes ont dû trouver une solution plus efficace et sans danger pour réimplanter une surface de mastication et maintenir l’intégrité de l’os. Et c’est là que se présente l’implant dentaire. Comment fonctionne ce dispositif ? Dans quelles situations privilégier l’implant dentaire ? Toutes les réponses dans cet article.

Qu’est-ce qu’un implant dentaire ?

Lorsqu’une personne perd une dent, ou qu’une extraction dentaire est indispensable, le dentiste ou l’orthodontiste doit recommander une solution pour redonner une surface de mastication et empêcher les dents environnantes de se détacher. Avec la chirurgie implantaire, le professionnel de santé propose une procédure permettant de remplacer les racines des dents par du métal ainsi que remplacer les dents manquantes par des dents artificielles.

Les implants ont été utilisés pour remplacer les dents manquantes dès les années 1960, mais il faudra attendre l’arrivée du troisième millénaire pour que leur utilisation se répande. Polyvalents, ces dispositifs peuvent être utilisés pour supporter, soit des couronnes remplaçant des dents manquantes, soit des ponts dentaires ou encore pour remplacer les prothèses. Les implants dentaires sont réalisés en titane, un métal connu pour sa compatibilité avec les tissus de l’organisme et avec le processus de cicatrisation.

Patient chez le dentiste

Il est parfois nécessaire d’avoir recours à un implant dentaire

Implant dentaire : quels bienfaits ?

Après la perte ou l’extraction d’une dent, la pose d’un implant dentaire permet d’améliorer considérablement le quotidien du patient en :

  • en rétablissant un confort fonctionnel,
  • en supprimant les difficultés liées à la mastication et à l’élocution,
  • en permettant au visage de conserver ses expressions et sa forme initiales,
  • en redonnant le sourire au patient, ainsi que la confiance en soi et le bien-être,
  • en améliorant la santé bucco-dentaire.

Implant dentaire : des risques pour le patient ?

Comme toute opération chirurgicale, la chirurgie implantaire n’est pas totalement exempt de risques. Cependant, les complications sont rares et ne doivent inquiéter ni le patient ni le chirurgien-dentiste ou l’orthodontiste.

  • Infection localisée sur le site de l’implant,

  • blessure ou dommage porté sur les structures environnantes, comme les autres dents ou les vaisseaux sanguins,

  • lésion nerveuse pouvant provoquer des douleurs, un engourdissement ou des fourmillements dans les dents, les gencives ou les lèvres,

  • troubles des sinus, notamment si les implants dentaires de la mâchoire du haut font saillie dans l’une des cavités des sinus.

L’implant dentaire, c’est pour qui ?

Contrairement aux prothèses et ponts dentaires, les implants conviennent presque à tous les patients ayant perdu une ou plusieurs dents et souhaitant retrouver l’esthétique bucco-dentaire et leur faculté de mastication. Cependant, quelques conditions doivent être remplies pour tirer meilleur parti du dispositif.

Avant tout, il faut que le système bucco-dentaire soit en bonne santé, sans carie dentaire ni maladie parodontale active. En effet, si la pose d’un implant dentaire s’effectue en présence d’une parodontite active, une infection pourrait se développer autour de l’appareil, ce qui pourrait remettre en cause l’intégrité du système bucco-dentaire. Bien entendu, l’orthodontiste devra s’assurer que son patient a une hygiène buccale correcte avant de procéder au traitement, car le succès à long terme des implants dépend aussi du bon fonctionnement de la plaque dentaire. Une fois la pose terminée, le patient doit consulter régulièrement le professionnel de santé afin d’évaluer l’état des implants et prendre les mesures appropriées pour prévenir les complications.

Si vous répondez aux critères mentionnés ci-dessus, votre orthodontiste se fera alors un plaisir de vous présenter toutes les voies de traitement disponibles. Mais encore faut-il bien choisir le type de traitement car celui-ci dépend de nombreux facteurs : état de santé, nombre et localisation des dents perdues, qualité du tissu osseux…

Implant dentaire : quelles sont les contre-indications ?

La thérapie par implants peut ne pas convenir si l’os de la mâchoire n’est pas suffisamment épais pour accueillir les dispositifs ou encore si une greffe osseuse est impossible. Rappelons que ces appareils ne conviennent pas aux patients souffrant de parodontite active ou de diabète, au risque de faire échouer le traitement à cause d’une infection.

Parmi les autres contre-indications médicales, citons également les troubles de la coagulation sanguine, certaines maladies des os, les déficiences du système immunitaire, les maladies systémiques graves ainsi que la toxicomanie. De même, le tabac est formellement déconseillé par les chirurgiens-dentistes et orthodontistes car il est certain que les fumeurs guérissent beaucoup moins rapidement que les non-fumeurs. Le simple fait d’arrêter la cigarette augmentera significativement vos chances de réussir votre traitement par implants.

Carte vitale

Non, la sécurité sociale ne remboursera pas vos implants dentaires

Implant dentaire : aucun remboursement prévu par la Sécurité sociale

Jusqu’à ce jour, la Sécurité sociale refuse de prendre en charge les traitements par implantologie, sauf dans de rares cas de malformations génétiques dont le barème est établi par l’organisme lui-même. Heureusement, de nombreuses mutuelles pas chères proposent le remboursement d’un implant dentaire jusqu’à 800 euros annuels. D’une manière générale, la mutuelle dentaire prend en charge le complément sur les couronnes positionnées sur les implants. Mais concernant l’implant lui-même, certaines mutuelles proposent des remboursements à hauteur de 150% ou encore un forfait annuel qui évolue en fonction des tarifs en vigueur. Attention, chaque mutuelle propose des modalités de remboursement spécifiques ; il est alors préférable de décrypter chaque proposition avant de souscrire le contrat adapté.

Notons aussi que les prix des implants dentaires sont librement fixés par les fabricants. Le prix d’un implant varie entre 1500 et 4000 euros suivant le praticien et le niveau de soins requis. Mais quoi qu’il en soit, le chirurgien-dentiste ou l’orthodontiste doit fournir un devis détaillé expliquant les différents volets du traitement.

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