Maigrir à la ménopause est-il encore réaliste ?

La ménopause (voir même la préménopause) et le gain de poids ont tendance à aller de pair, grâce à une combinaison de facteurs incluant une diminution des œstrogènes, un métabolisme plus lent et des facteurs liés au style de vie comme une mauvaise alimentation et un manque d’exercice. A la ménopause, la grande majorité des femmes voit son poids et sa graisse abdominale croître et si vous leur demandez, elles vous vous diront combien de fois, il leur est difficile de maigrir. Un certain nombre de questions se posent : Est-il réaliste de maigrir à la ménopause ? Si oui, quels sont les moyens pour y arriver ?

Pourquoi est-il difficile de maigrir à la ménopause ?

Maigrir à la ménopauseAprès la ménopause, les femmes subissent un déclin naturel de leurs dépenses énergétiques, qui est associée à un métabolisme inférieur et à une augmentation des hormones liées à l’appétit. Il faut se l’avouer, cela est loin d’être la recette idéale pour maigrir après la ménopause. Ajoutez à cela le fait que lorsque les gens essaient de perdre du poids, le système de récompense de leur cerveau s’accroit et augmente leur désir de manger et vous comprendrez pourquoi il est si difficile de maigrir à la ménopause. Dans les études sur les animaux, les œstrogènes semblent jouer un rôle dans le contrôle du poids corporel. Avec des niveaux d’œstrogènes inférieurs, les animaux de laboratoire ont tendance à manger davantage et à être moins actifs physiquement. Des niveaux bas d’œstrogènes peuvent également affecter la vitesse à laquelle le corps convertit l’énergie stockée en énergie de travail. Le manque d’œstrogène peut aussi amener le corps à utiliser moins facilement les amidons, ce qui augmenterait le stockage des graisses et rend plus difficile la perte de poids.

Un exploit tout à fait possible

Ménopause et nouvelle vieDans une étude, des chercheurs ont suivi 508 femmes post-ménopausées en surpoids pendant quatre ans entre 2002 et 2008. Ils ont examiné leur perte de poids précoce et à long terme afin d’identifier les comportements alimentaires qui distinguent les femmes qui ont réussi à réduire leur poids de celles qui n’y sont arrivées. Les femmes ont été évaluées à six mois et à nouveau chaque 4 ans. Elles ont ensuite rempli des questionnaires détaillant leur consommation alimentaire. Les volontaires ont été divisés en deux groupes.

La moitié a participé à un groupe changement de style de vie et a rencontré des nutritionnistes, des physiologistes et des psychologues, alors que le reste était dans le groupe éducation à la santé, qui a simplement écouté des séminaires généraux sur une variété de problèmes liés à la santé des femmes. Le groupe de changement de style de vie a également tenté de réduire son apport en matières grasses et en calories. Il aussi augmenté sa consommation de fruits, de légumes, ainsi que de grains entiers et s’exerce régulièrement. À court terme, les chercheurs ont constaté que les comportements alimentaires associés à la perte de poids incluaient des comportements comme manger moins de desserts et d’aliments frits, boire moins de boissons sucrées, manger plus de poissons et manger moins dans les restaurants.

Maigrir à la ménopause est certes très difficile, mais cela n’est pas impossible. Il est vrai que la baisse des niveaux d’œstrogène complique grandement la tâche aux femmes ménopausées. Leur organisme gère mal ses réserves énergétiques et ces femmes ont un faible pour les aliments qui font facilement grossir. Cependant avec une certaine discipline, il est possible d’obtenir le saint graal. En réduisant sa consommation de graisses, en consommant plus de fruits, légumes et grains entiers, ainsi qu’en ayant moins recours à la restauration rapide, maigrir à la ménopause est un projet tout à fait réaliste.

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