Est-il possible d’avoir encore ses règles après la ménopause ?

Il est récurrent que des femmes ménopausées depuis plusieurs mois, voire quelques années, constatent la survenue de saignements semblables à leurs menstrues. Or, par définition, la ménopause est l’arrêt définitif des menstrues qui s’accompagnent d’un certain nombre d’autres symptômes. Cela dit, on aurait pu d’emblée trancher en disant qu’il n’est pas possible d’avoir encore ses règles après la ménopause. Mais, de l’avis des spécialistes, le retour des règles après la ménopause est un fait notoire chez un nombre, de plus en plus, croissant de femmes. C’est une exception … qui confirme la règle ! Dans les lignes qui suivent, en plus d’examiner cette situation, une lucarne sera faite sur les autres types de saignements qui peuvent survenir chez les ménopausées.

Bref rappel de ce qu’est la ménopause

Règles après la ménopauseLa ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles du fait de l’absence totale d’ovulation. En général, on parle de ménopause lorsque les règles ou menstrues s’arrêtent, au moins, pendant douze mois consécutifs. La température corporelle reste, presque toujours, en dessous de 37°C. Les médecins gynécologues constatent à l’examen clinique une sécheresse du col de l’utérus puisque la glaire cervicale s’amenuise en raison d’une carence en œstrogène. La vulve, le vagin et le corps utérin sont normaux, au toucher.

Les dosages des hormones sanguines montrent l’absence de progestérone et une diminution fulgurante des œstrogènes. Les hormones FSH et LH augmentent, quand à elles. Lorsque tous ces signes finissent par coexister chez une femme préménopausée, on dit qu’elle est ménopausée. On définit la préménopause, qui intervient à la fin de la quarantaine et peut s’étaler sur plusieurs années, comme une phase durant laquelle les règles, souvent peu abondantes, surviennent mais de façon irrégulière.

Survenue des règles après la ménopause : pourquoi et comment est-ce possible ?

Après un arrêt plus ou moins prolongé, les ovaires peuvent reprendre de l’activité. Ce phénomène qualifié de « sursaut des ovaires » est à la base de la survenue des règles après la ménopause. Dans un ultime regain d’énergie, les ovaires relancent la production des œstrogènes. L’endomètre (muqueuse utérine) se développe et s’apprête à recevoir un éventuel œuf fécondée. Mais, en l’absence de fécondation, les ovaires arrêtent de provoquer la poussée d’œstrogènes ; s’ensuit la desquamation de cette muqueuse qui elle-même se solde par des règles plus ou moins abondantes. Cette situation peut se produire une, deux, trois fois, voire plus, avec à la clé, une panoplie de signes tels que les seins douloureux et prenant du volume, l’altération de l’humeur et les douleurs abdominales, entre autres. L’apparition de véritables règles après la ménopause s’avère sans gravité.

D’autres saignements d’après ménopause : quelle(s) origine(s) et que faire ?

Règles discrètesAprès la ménopause, des saignements différents des règles peuvent survenir. Il peut s’agir de petites blessures consécutives à un ou plusieurs rapports sexuels. En l’absence des hormones sexuelles – œstrogènes et progestérone – la sécheresse, la fragilité et la vulnérabilité gagnent la muqueuse vaginale ; ce qui peut provoquer de petites blessures, sans gravité, pendant l’acte sexuel. En général, l’administration d’ovules locaux à base d’œstrogènes permet d’assouplir les muqueuses et de résoudre durablement l’inconfort.

L’administration de certains médicaments antirhumatismaux, qu’ils soient sous forme de comprimés ou d’injections, peut occasionner des pseudo-règles. Beaucoup de femmes ne savent probablement pas que ces remèdes pharmaceutiques sont souvent formulés à partir d’hormones sexuelles qui provoquent le développement de l’endomètre. L’arrêt de ces médicaments peut induire des saignements assimilés aux règles après la ménopause. Les rhumatismes se déclarent fréquemment chez les personnes ayant atteint la cinquantaine.

Des saignements anarchiques ou tardifs peuvent être des signes avant-coureurs de fibromes ou de maladies plus graves. C’est pourquoi, les médecins effectuent eux-mêmes ou prescrivent des examens (toucher vaginal, échographie des ovaires et de l’utérus, dosages hormonaux, frottis, cœlioscopie, hystéroscopie, …) afin de s’assurer que tout va bien ou pour établir un diagnostic précoce.

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