Spotting ou grossesse

Qu’est ce que le spotting ?

Les saignements intermenstruels ou spotting sont un phénomène assez courant chez de nombreuses femmes. Presque toutes les femmes à un moment donné de leur vie ont remarqué des saignements inattendus au milieu du cycle menstruel. Un tel saignement peut apparaître immédiatement après la fin de la menstruation, avant qu’elle ne commence, ou à tout autre moment du cycle. Le plus souvent, un spotting n’annonce rien de mauvais et est complètement naturel. Mais un saignement soudain peut également être un signe de maladie utérine. Lisez la suite de cet article pour en savoir plus sur les causes et les conséquences possibles du spotting.

Qu’est-ce que le spotting ?

Le spotting se définit comme des saignements utérins ou vaginaux graves qui surviennent entre les menstruations ou plus tôt que prévu. Ce phénomène s’appelle également «saignement intermenstruel».

Consulter un gynécologue pour spotting
Si les saignements s’intensifient avec le temps, vous devriez consulter un gynécologue et subir les examens nécessaires.

Les saignements intermenstruels surviennent généralement 10 à 16 jours après la dernière menstruation. Il s’agit d’un saignement à peine perceptible qui dure de 12 à 72 heures.

Des saignements au milieu du cycle s’observent chez près de 30% des femmes et s’avèrent tout à fait normaux. Une augmentation et une diminution soudaines des niveaux d’œstrogènes pendant l’ovulation affaiblissent l’endomètre, ce qui provoque des saignements. Si les saignements s’intensifient avec le temps, vous devriez consulter un gynécologue et subir les examens nécessaires.

Ce phénomène est considéré comme normal. Pour sa correction, les spécialistes prescrivent des suppléments contenant des œstrogènes aux femmes, ce qui permet d’ajuster les niveaux d’hormones. La cause la plus fréquente de saignement de mi-cycle chez les femmes en bonne santé est le changement brusque des niveaux d’œstrogènes dans le corps.

Quelle est la différence entre les règles et le spotting ?

Les lignes entre les saignements menstruels et le spotting peuvent être confus. Le saignement menstruel est associé à l’excrétion de l’endomètre à la fin du cycle menstruel.

Le spotting a différentes définitions, selon la personne à qui vous demandez. Les chercheurs et les prestataires de soins de santé décrivent le spotting comme des saignements qui ne nécessitent pas d’utiliser un tampon. Cependant, c’est une définition arbitraire. Même si les saignements intermenstruels ne sont pas abondants, certaines femmes peuvent tout de même choisir d’utiliser une protection, à défaut ou en attendant de stopper ces règles.

Quelles sont les causes du spotting ?

Des saignements utérins anormaux peuvent être causés par diverses conditions.

Chez les jeunes filles

Un saignement avant la ménarche (première menstruation de la vie d’une fille) n’est pas normal. Ce saignement peut être causé par un traumatisme, un corps étranger, une irritation de la région génitale ou des problèmes avec les voies urinaires. Des saignements peuvent également survenir à la suite d’abus sexuels.

Chez les adolescentes

De nombreuses adolescentes ont des épisodes de saignement irrégulier au cours des premiers mois suivant le premier cycle menstruel. Ceci est généralement résolu sans traitement.

Si le saignement persiste ou s’il est important, un examen est nécessaire. Des saignements anormaux à l’adolescence peuvent également avoir pour origines des facteurs, tels que la grossesse, l’infection et certaines maladies.

Chez les femmes en âge de procréer

Cas particulier des saignements anormaux

De nombreuses affections peuvent provoquer des saignements anormaux chez les femmes, entre l’adolescence et la ménopause. C’est par exemple, le cas d’un changement brusque des niveaux d’hormones pendant l’ovulation.

Certaines femmes ayant des menstruations régulières subissent une perte de sang excessive pendant les menstruations (menstruations extrêmement abondantes) ou des saignements intermenstruels. 

Les causes les plus courantes de tels saignements sont :

  • le myome utérin (formation bénigne dans la couche musculaire de l’utérus;
  • l’adénomyose (une affection dans laquelle l’endomètre croît dans l’épaisseur de la couche musculaire de l’utérus); 
  • les polypes endométriaux (croissance focale bénigne de la muqueuse utérine avec la formation d’un nœud sur une large base)

Ces conditions sont des causes particulières de saignements utérins anormaux. Les myomes, l’adénomyose et les polypes peuvent également survenir chez les femmes ayant des règles irrégulières.

Spotting ou grossesse
Parfois, une grossesse précoce se cache derrière le spotting. Votre médecin vous le confirmera le cas échéant.

Autres causes

Les autres causes de saignements utérins anormaux chez les femmes en âge de procréer comprennent :

  • la grossesse,
  • le cancer ou précancer du col de l’utérus ou de l’endomètre;
  • les infections ou inflammations du col de l’utérus ou de l’endomètre;
  • des troubles de la coagulation, tels que la maladie de Von Willebrand;
  • des maladies concomitantes telles que l’hypothyroïdie, une maladie du foie ou une maladie rénale chronique.

Au moment de l’ovulation, des saignements peuvent également se produire. On ne sait pas pourquoi certaines personnes souffrent de saignement d’ovulation alors que d’autres n’en souffrent pas. Certaines recherches suggèrent que le saignement d’ovulation se produit chez les personnes qui ont des niveaux d’hormones plus élevés.

Avoir des saignements quelques jours avant le début de la menstruation, à la fin de la phase lutéale, peut suggérer un faible taux de progestérone. Cela est surtout vrai si votre phase lutéale est inhabituellement courte.

Le spotting est également un symptôme courant d’une grossesse précoce. Environ une femme sur quatre a des saignements entre les semaines 5 et 8 de la grossesse. Dans ce cas précis, le spotting ne devrait pas être un sujet d’inquiétude. La recherche montre que les femmes ayant des saignements ne sont pas plus susceptibles d’avoir une fausse couche que celles qui n’en ont pas.

Des saignements peuvent aussi survenir pendant la nidation. Ils se produisent lorsqu’un embryon se fixe à la paroi interne de l’utérus. Toutefois, toutes les femmes n’expérimentent pas ce type de saignement. Le saignement d’implantation est généralement de couleur rose clair à brun foncé, beaucoup plus léger qu’une menstruation typique, et ne dure pas aussi longtemps qu’une menstruation régulière.

Quelle est la relation entre la contraception hormonale et le spotting ?

Les filles et les femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux (comme les pilules, les anneaux et les patchs) peuvent avoir des saignements intermenstruels. Si cela se produit au cours des premiers mois suivant le début de l’utilisation de la contraception, cela peut être dû à des modifications de l’endomètre utérin.

Si le saignement dure plus de longs mois, un examen peut être nécessaire et un changement de contraception peut être recommandé.

Les saignements irréguliers sont fréquents chez les femmes utilisant un implant contraceptif. Chez les femmes utilisant un dispositif intra-utérin, les saignements sont souvent irréguliers au début. Au fil du temps, les saignements se normalisent. 

Des saignements intermenstruels peuvent également survenir si le schéma contraceptif est interrompu. Soit, la prise de la pilule est manquée ou la pilule est prise trop tard. Dans cette situation, il existe un risque accru de tomber enceinte.

saignements irréguliers dû aux contraceptifs
Les femmes qui s’injectent des contraceptifs ont souvent des saignements irréguliers au début, mais elles arrêtent finalement de saigner.

Le spotting chez les femmes pré-ménopausées

Avant la fin du cycle menstruel, une femme traverse une période appelée transition ménopausique ou périménopause. Pendant la périménopause, le cycle menstruel commence à changer et les menstruations deviennent moins régulières. Alors que les ovaires chez les femmes en périménopause continuent de produire de l’œstrogène, la sécrétion de progestérone se réduit.

Ces changements hormonaux peuvent entraîner une croissance de l’endomètre et la formation d’un excès de tissu. Ainsi, la probabilité de développer des polypes ou une hyperplasie endométriale (épaississement de l’endomètre, qui peut dégénérer en cancer de l’endomètre) augmente. Ces conditions peuvent provoquer des saignements intermenstruels. La transition de la ménopause est un moment où les femmes sont plus susceptibles d’avoir des spottings.

Les femmes en périménopause ont des ovulations pendant un certain temps et peuvent devenir enceintes. La grossesse elle-même peut provoquer des saignements anormaux. De plus, les femmes en périménopause peuvent utiliser des contraceptifs hormonaux, ce qui peut aussi provoquer des saignements intermenstruels.

Peut-il y avoir un spotting lorsque prend fin l’ovulation ?

En dépit du fait qu’elles n’aient plus d’ovulation, les femmes ménopausées sont également à risque d’autres conditions qui provoquent des saignements anormaux. Il peut s’agir de cancer, d’infection ou de maladie courante. Les femmes prenant un traitement hormonal substitutif peuvent présenter des saignements cycliques. Dans tous les autres cas, les saignements pendant la ménopause sont anormaux et doivent être examinés. 

Les causes de saignements anormaux pendant la ménopause comprennent :

  • l’atrophie ou l’amincissement excessif des tissus tapissant le vagin et l’utérus;
  • le cancer de l’endomètre;
  • les polypes ou fibromes;
  • les infections utérines;
  • l’utilisation d’anticoagulants;
  • les effets secondaires de la radiothérapie

Comment se fait le diagnostic des saignements intermenstruels ?

Le diagnostic des saignements intermenstruels peut se faire de diverses façons.

Examen des antécédents médicaux

En examinant les antécédents médicaux d’une femme, le médecin peut déterminer les facteurs qui conduisent à des saignements. Le médecin saura si ces saignements surviennent après un rapport sexuel, et s’il existe des antécédents personnels ou familiaux de troubles de la coagulation.

Le médecin effectuera aussi un examen physique pour évaluer l’état de santé général de la femme et un examen vaginal pour confirmer que le saignement provient de l’utérus et non d’un autre endroit.

Les tests de laboratoire

Chez les femmes en âge de procréer, on effectue un test de grossesse. En cas de pertes vaginales, on peut effectuer un examen du col. Le médecin peut aussi prescrire des tests sanguins, pour détecter l’anémie, les problèmes de coagulation sanguine et d’autres maladies courantes telles que les maladies thyroïdiennes, hépatiques et / ou rénales.

Biopsie de l’endomètre

La biopsie de l’endomètre se réalise parfois chez les femmes âgées de 45 ans et plus, pour exclure le cancer de l’endomètre. Les risques de cancer de l’endomètre comprennent l’obésité, l’anovulation chronique, l’utilisation de tamoxifène (un médicament pour traiter le cancer du sein) ou des antécédents familiaux de cancer du sein ou du côlon. 

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